mercredi 10 septembre 2008

Mind The Gap.

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Je m'excuse de l'aspect plus qu'indigeste de cet article (rien ne vous force à le lire d'ailleurs, c'est vraiment trop long), mais j'ai à peine eu le temps d'y coller trois photos histoire de le rendre plus attrayant, et comme je n'ai que trop retardé sa parution... L'ajout de liens vers d'autres images est cependant pour bientôt (edit : en fait ça n'arrivera jamais, si vous voulez voir mes autres photos -ce dont je ne doute pas-, elles sont sur mon facebook -le lien vers ma page est dans la colonne de droite-, mais pour cela il vous faudra m'ajouter comme amie, à vos risques et périls !).
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Mercredi 27 : dans les alentours de 10h et demie, je quitte Montpellier par les airs, au son de Space Oddity, le coeur en joie. J'ai adoré prendre l'avion, qui offre des vues aériennes parfois superbes. Nous arrivons à l'aéroport , moi, mes parents, mes deux cousins de 20 et 14ans et leurs parents, vers midi. Nous prenons le bus pour ralier Londres, je m'endors (levée tôt) jusqu'à ce que ma mère, à ma demande, me réveille lorsque nous entrons en ville. J'émerge doucement et là, soudainement, en quelques secondes, le Tower Bride, la Tour de Londres et un bus à deux étages défilent devant moi. C'est trop de bonheur, je ne sais pas trop pourquoi, mais des larmes de joie me montent aux yeux. Je n'aurai pas cru que revoir Londres me ferait tant plaisir, et pourtant. Arrivés à Victoria Station, nous nous dirigeons vers un McDo et je commande à manger pour tout le monde (étant quaisment la seule à parler Anglais) et nous nous attablons. Je suis déjà en plein rêve, je regarde partout, émerveillée, ne voulant pas en perdre une miette. Je m'empresse d'acheter le NME (avec Zack de la Rocha en couv') et nous tentons de ralier l'hôtel. Pendant des heures en fait, à tourner en rond, à demander le chemin toutes les deux minutes... Durant notre interminable recherche, un passant nous accoste mon père et moi, nous demandant si nous somes Français, d'où nous venons (en l'occurence, du Sud), parce que sa copine est Française et qu'il veut la rejoindre à Paris... On rigole, étonnés de voir avec quel naturel il nous aborde et s'en va à la bifurcation suivante. Un autre monde, quand on est habitués à l'étroitesse d'esprit d'un village de pêcheurs. Bref, nous trouvons finalement fichu hôtel autour duquel nous avons tourné tout l'après-midi. Très bien situé par ailleurs : sur High Holborn, près de Covent Garden et Oxford Street. Une fois reposés nous ressortons, l'occasion de prendre un bus à deux étages pour la première fois (magique de se mettre au premier rend à l'étage), et de voir Big Ben, Westminster et le London Eye de nuit. Des musiciens jouent sous un pont, une sorte de free jazz totalement envoûtant avec des moyens pour le moins limités... Je suis sur un nuage, l'impression d'être vraiment au paradis s'installe, j'essaye de relativiser, de me dire que j'idéalise, mais pas moyen. Je me sens chez moi, là où je devrai toujours être.
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Jeudi 28 : dès le matin, nous nous rendons à Piccadilly Circus à pieds afin d'aller chercher nos London Pass (oui c'est un truc de touriste), qui nous donne droit à de nombreuses visites et aux transports gratuits. Cette longue balade nous permet de parcourir Oxford et Regent Street. Envie de s'arrêter toutes les deux minutes pour faire les magasins, entre H&M, Topshop, American Apparel et HMV Records, ce fut dur de résister ! Nous mangeons dans le St Jame's Park, puis direction Westminster et la Jewel Tower (par ailleurs particulièrement inninteressante). L'après-midi nous verrons Buckingham Palace (mais pas la relève de la garde, enfin un piège à touriste évité !), Tower Bridge et le HMS Belfast (chiant à mourir ça). Vous devez avoir l'impression que je râle tout le temps (et ce n'est pas tout à fait faux) parce que je n'avais pas les pleins pouvoirs en ce qui conernait les visites, mais je me plains plus que de raison : j'ai eu mon mot à dire ! La preuve, le soir venu, direction la station la plus proche de Rough Trade East, il est temps de s'y rendre dans l'espoir d'assister à l'instore des Mystery Jets. Evidemment la sortie ne se trouve pas devant le magasin, et là ça se complique, heureusement que les sympathiques anglais (qui ne semblent pas du tout détester les français contrairement à ce que veulent les préjugés) sont toujours prêts à nous aider. Sur les conseils d'une charmante passante donc, nous nous dirigeons vers Osborn Street (peu rassurante dans le genre) qui mène à Brick Lane, où se trouve le magasin. Après un détour et encore trop de pas pour nos pauvres pieds affaiblis, nous y arrivons. Impossible de se tromper, une longue file de jeunes british chevelus en slims et wayfarer se tient là, il n'y a plus qu'à faire la queue. Un d'un me bouscule accidentellement et son pote me dit, hilare : "sorry, he's got trouble with his sexuality", fou rire commun. Ils sont sympas, on papote (comme on peut, en ce qui me conerne), et la file avance vite. Seulement je sens la merde venir. Arrivée à l'entrée j'ouvre mon sac, je m'apprête à pénétrer enfin dans le magasin quand le vigile m'arrête : je n'ai pas ce putain de bracelet en papier merdeux qu'il faut apparemment détenir pour entrer. Malgré mes efforts et ceux des sympathiques anglais qui, à ce que j'ai compris, ont monté un énorme mensonge comme quoi je venais exprès de France pour le concert, pas moyen d'entrer. Je me résous donc à repartir, le coeur lourd, me disant que si près du but, c'est vraiment trop con.
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Vendredi 29 : le lendemain matin, on attaque par la Cathédrale St Paul, puis la Tour de Londres et son interminable visite de la White Tower. Nous mangeons ensuite devant le magnifique Tower Bridge, certainement ce que j'ai trouvé de plus beau, (j'étais subjuguée et j'ai du en faire plus de 50 photos) avant de faire une croisière sur la Tamise (encore un truc de touriste contre ma volonté, mais que faire ?). Ensuite, direction Harrods, où l'architecture du lieu, la beauté des vitrines et la diversité des articles exposés m'ont fasciné. Un abominable remix du Golden Skans des Klaxons sera diffusé, mais je préfère oublier, tout comme les prix exhorbitants ainsi que les sacs Chloé et les chaussures de rêve qui se courraient après. J'y ai également découvert la campagne de Burberry, dont la nouvelle égérie est Sam Riley, autrement dit un régal occulaire. Mais à peine rentrés nous ressortons : direction Oxford Street, et pour faire les boutiques cette fois. Passage éclair à H&M (après tout il y en a en France) pour une paire de chaussures et puis je me perds dans le merveilleux Topshop. Des étages à n'en plus finir de fringues rêvées, aussi belles que chères. C'est un vrai plaisir pour les yeux, un peu moins pour le porte-monnaie, c'est pourquoi je n'en rammènerai qu'un haut et un sac. Un vrai sanctuaire de la mode où tout est prévu pour y passer des heures : toilettes, et mêmes vente de boissons/nourriture sont présents dans le magasin ! Un vrai paradis, à l'image de la ville.
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Samedi 30 : ce matin, le choix difficile entre Portobello Road et Camden Market s'impose, et nous finissons par nous rendre sur ce dernier. Je savais que je ne le regretterai pas, le lieu, bien que touristique, est vraiment dépaysant. L'occasion de croiser des punk, des vrais, un magnifique T shirt de David Bowie au prix jugé excessif par ceux qui détenaient le porte-monnaie (des envies de meurtres parfois), des dizaines de fringues qu'on meurre d'envie d'acheter, des façades en relief et bien d'autres choses encore. J'en ramène une paire de lunettes et un chapeau. C'est l'endroit que j'ai trouvé le plus atypique, différent, dépaysant. Ensuite, changement de registre et direction South Kensinghon's Palace, avant de déjeuner dans ses jardins. Petit tour vers Hyde Park (et passage devant la Serpentine Gallery et l'expo de Richard Prince, le genre de moment où l'on regrette de ne pas être seule) avant de se rendre à Covent Garden, tout près de l'hôtel. Un vrai plaisir de revoir le quartier, son ambiance, ses magasins, son animation et son marché bien sûr. J'en ramène un grand drapeau de l'Union Jack. Et puis je me met en quête de Neal's Yard, la ruelle qui, d'après internet, abrite de Rough Trade de Covent Garden. Je demande mon chemin dans un commerce (pour changer un peu), et tombe sur un Italien, qui explique du coup à mon père, avant de carrément sortir du magasin en me disant de le suivre et de me mener lui-même à Neal's Yard. Qu'on ose encore me dire que les Anglais ne sont pas sympathiques ! Le temple de la Musique indé est censé se trouver au numéro 16, sauf que j'y vois un magasin de skate. Desespérée, je rentre, demande des expliquations au vendeur qui, désolé, m'annonce qu'il ont déménagé à... Brick Lane. J'enrage, je suis décidemment maudite avec ce magasin. Qu'importe, à mon prochain voyage, ce sera ma première destination. Heureusement, j'ai eu la présence d'esprit de me rendre à HMV Records avant, au cas où. Mais j'oublie vite, je profite de mes derniers instants dans cette ville à laquelle je suis plus attachée que jamais. On reprend le metro (qui fut quasiment notre seul moyen de transport), même là je me régale de naviguer entre les lignes, de lire mon plan, de regarder les pubs, de lire les tabloïds qui traine sur les sièges (j'en ai même ramené un dans lequel il y avait un petit encadré sur Carl Barât -desormais affiché dans ma chambre, oui je suis folle-). Et surtout d'y écouter les musiciens reprendrent au hasard, All Along The Watchtower d'Hendrix ou encore Here Comes The Sun... Aaaah. Comme tous les soirs, à peine rentrée à l'hôtel je n'ai qu'une envie : en ressortir. Malheureusement tout le monde est HS et le temps se fait long, postée devant la fenêtre, à regarder les taxis et les bus passer... Un dernier tour dans Oxford Street qui me fend le coeur et il est déjà l'heure d'aller se coucher pour se relever à 1h30, avion oblige.
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Dimanche 31 : le taxi nous attend devant l'hôtel et je ne décolle pas mes yeux de la fenêtre... A la Victoria Station, le bus pour l'aéroport est là et je sais que je vois Big Ben, le Tower Bridge, le London Eye et la Tamise pour la dernière fois. J'ai tout simplement envie de retourner en France comme de me pendre. Mais il le faut et c'est Pink Floyd qui accompagnera cette fois mon retour, pendant lequel je dors les trois quart du temps (vol de nuit oblige). Le goût est amer à l'arrivée et je ne me sens vraiment plus chez moi. La nostalgie post-London reste pendant plusieurs jours et perdure encore un peu à cette heure...

mercredi 20 août 2008

I can see a pink elephant, and it's standing on the corner of the bed.

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Bon. Je suis consciente que la notion de "mises à jour" commence à perdre de son sens ici, et je m'en excuse. Mais depuis début août, je ne suis pas restée plus de deux jours d'affiliée chez moi, ce qui exclut quelque peu l'idée de pouvoir suivre l'actualité musicale correctement et donc d'avoir de la matière pour d'éventuels articles. Ce n'est donc pas, vous en conviendrez, un manque de volonté, mais plutôt de temps (si si, pour une fois que je ne suis pas hypocrite). Et ça ne va pas s'arranger, étant donné que je repars demain jusqu'à lundi, et que je m'envole ensuite pour Londres dans une semaine très précisément (inutile de vous détailler à quel point l'impatience me ronge). D'autant plus que hier, au cours d'une intense journée de geekage destinée à l'organisation du dit voyage, j'ai découvert quelque chose d'au combien réjouissant : les Mystery Jets, que j'écoute en boucle depuis près d'un mois, font un showcase dans un magasin Rough Trade de Londres pendant que j'y suis !!! J'ai failli faire pipi dans ma culotte quand j'ai vu ça, je n'ai plus qu'à convaincre mes géniteurs que Jeudi 28 août, Rough Trade sera THE place to be (c'est pas gagné).
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Même si cette nouvelle pourrait justifier à elle seule un article, ce ne serait pas très professionnel de ma part étant donné que 1) vous n'en avez rien à foutre, 2) je ne suis absolument pas sûre d'assister à ce showcase (mais après avoir raté les Kills trois fois dans l'année, cette éventuelle déception sera du pipi du chat -enfin...-), 3) ça fait quand même plus de 20 jours que je n'ai pas posté, vous êtes par conséquent en droit d'attendre un peu plus que ça. Je vous ai donc concocté, pour changer un peu, une playlist ! Mais attention, pas n'importe quelle playlist ! Je me suis un peu emballée et ça s'est mué en méga playlist, composée, entre autres : d'un inédit de Bloc Party à paraître demain sur le nouvel album Intimacy (et dans une meilleure qualité, osons l'espérer), d'un autre de Franz Ferdinand dont l'album est attendu pour la rentrée (on y croyait plus), de faces B des Last Shadow Puppets et d'une des Kills, de la bande son du défilé Dior Homme 2009 par Justice, de live, de découvertes, de reprises et de petits remix que je viens de dégoter :
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Bloc Party - Trojan Horse
The Kills - Superpowerless
Franz Ferdinand - Lucid Dreams
Klaxons - Magick (Simian Mobile Disco remix)
Does It Offend You, Yeah ? - Dawn of The Dead
Does It Offend You, Yeah ? - We Are Rockstars (Pornophonics Remix)
(écoutez Battle Royale aussi, et tout l'album tant que vous y êtes)
Amy Winehouse - Love Is A Losing Game (live acoustic version)
Scarlett Johansson - Boys Don't Cry (live)
The Last Shadow Puppets - Gas Dance
The Last Shadow Puppets - Sequels
Amazing Baby - Pump Your Brakes
Boy Crisis - Dressed To Digress
Boy Crisis - Strawberries
The Rascals - Bond Girl
The Rascals - Out Of Dreams
Late Of The Pier - Heartbeat
Justice - Dior Homme 09
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Enjoy !
(vous avez interêt, parce que mine de rien c'était pas court de faire ça)
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Photo: Mystery Jets.
PS: dans le cadre du thème Summer of the 70's, Arte a lancé une radio sur Deezer, et ça vaut le coup d'oreille.

mardi 29 juillet 2008

IWASTHERE + Ed Banger Crew.

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Dimanche, soirée sur la plage du Carré Blanc à Montpellier pour voir Justice, à la base. Il n'en fût rien, et après tout tant mieux, j'avais déjà vu. En tout cas heureusement que je suis toujours à l'affût de soirées/concerts, parce que c'aurait été fort con de rater ça.
Début vers 22h avec le set de IWASTHERE qui fut en fait le meilleur de la soirée. Une avalanche de remix plus terribles les uns que les autres avec, notamment : Cheap and Chearful des Kills, Great DJ des Ting Tings, As Above So Below (le remix de Golden Skans des Klaxons par Justice), Acceptable in the 80's de Calvin Harris, It's the Beat de Simian Mobile Disco, Let's Make Out de Does It Offend You Yeah ?, D.A.N.C.E et j'en passe... Que du bon son en somme, et une super découverte. Pendant ce temps là, derrière l'espèce de comptoir à deux mètres de nous qui sert de table de mixage, Xavier de Rosnay, alias une moitié de Justice, mange tranquillement à une table. Assez surréaliste comme situation quand on voit qu'au zénith, lorsqu'il s'est avancé vers le devant de la scène, j'ai cru mourrir écrasée.
Après s'être sustenté et avoir fumé on ne sait quoi (ce qui, mélangé à l'alcool, aura visiblement son effet), Xavier vient nous régaler de mix divers, en compagnie de So Me (boulet que je suis de ne pas l'avoir reconnu). On s'étonne d'abord de l'absence de Gaspard Augé, qui complète le célèbre duo, et puis on finit par l'oublier. D'ailleurs assez peu de morceaux de Justice furent mixés : D.A.N.C.E, We Are Your Friends, DNVO, Stress et Phantom. Pour ce qui est du reste, là encore, que du bon son, et une diversité dans les genres musicaux assez hallucinante. Je me souviens avoir entendu Boys Don't Cry des Cure, Kids Oracular des MGMT, l'excellent Get Innocuous des LCD Soundsystem, du Daft Punk, Marcia Baila des Rita Mitsouko, Both Gotta Move On de Scenario Rock, Sea Sex and Sun, le traditionnel Music Sounds Better With You, I Just Can't Get Enough (si !) et même Like A Rolling Stone de Bob Dylan ! De tout, et une bonne dose de hip hop que je ne saurai pas vous nommer parce que ma culture dans ce genre musical relève du niveau zéro (lamentable, je sais). Et une fin en apothéose, on crevait de soif, on n'arrivait même plus à bouger tellement on était morts mais c'était énorme, ils s'arrêtaient de jouer puis recommençaient encore et encore, nous relançant à chaque fois.
Une super soirée en tout cas, une bonne ambiance, une nuée de moustiques, un cadre très agréable, beaucoup de caméras et de photographes (on apparaît d'ailleurs sur quelques photos), quatre heures de bon son avec trois quart d'heures de rab' et tout ça, gratuit ! Et en prime, une révelation, les gars de IWASTHERE qui nous ont vraiment fait un super set. On en redemande (même si mon acouphène persiste encore) !
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Jamais deux sans trois dit-on... Samedi soir j'apprends que The Kills passent au Rockstore à Montpellier en Octobre. C'est un miracle inespéré, je laisse exploser ma joie d'une façon pour le moins démonstrative. Sauf que je ne suis pas là (je simplifie l'histoire parce que de toute façon on s'en fous de pourquoi je n'y vais pas). Le truc c'est que je ne peux pas y aller. C'est juste la 3ème fois de l'année que je les rate. Ils vont passer à une demie heure de chez moi, dans une toute petite salle (1000 personnes) et je n'y serai pas. Je crois que je suis maudite avec ce groupe. Certes, les Cold War Kids passent en Novembre dans cette même salle, et ça c'est vraiment bien, mais putain c'est pas les Kills. Merde.
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A part ça les albums des Mystery Jets et de Does It Offend You, Yeah ? sont définitivement des tueries, je découvre les Blood Red Shoes, les Raveonettes, Late Of The Pier, Girls In Hawaii et le dernier Beck, et j'ai enfin acheté Don't Look Back, le célebrissime film de D.A Pennebaker sur Bob Dylan.
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mardi 22 juillet 2008

Show me the way to the next whisky bar.

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# Bien le bonjour/soir mes chers mordus de Musique -ou pas, mais dans ce cas que foutez-vous là ?!- . Les vacances, les vraies, sont déjà bien installées : les exams sont (très) loins derrière nous, et partout on parle de festivals. Je n'ai pas pris le temps de parler d'autre chose que de Pete Doherty dans le dernier article que j'ai par ailleurs mis un certain temps à poster... (vacances à tous les niveaux). Ceci dit ce n'était peut-être pas plus mal, car que dire à part que je ne ferai PAS de festival (enfin, plus, parce que même si les Déferlantes auraient été chiantes au possible sans la présence des Shambles, c'était tout de même un festival). Avec ça, on a tout dit. Et me voilà en train de repenser à cette Garden Nef Party à laquelle j'aurai du être. Cette prog mes amis, mais cette prog ! Et vous voulez savoir la dernière ? (je suis sûre que vous le voulez) : la Garden Nef Party m'a envoyé une invitation sur myspace... à participer à leur Festival ! Non mais sans déconner... ils veulent que je me mette au prozac ou quoi ? Mais n'oublions pas que je vais très certainement revoir Justice dimanche, ainsi que des membres du divin label Ed Banger !
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# Et le point positif de l'été, c'est Arte. Ils nous avaient déjà gâtés l'année dernière avec le Summer Tour, et pour 2008 on a droit à un Top of the Pops spécial Seventies tous les soirs (je sais, c'est en même temps que Secret Story, mais il faut savoir faire des concessions parfois). Et puis un lot de concerts non négligeable : Jimi Hendrix, Otis Redding, Pink Floyd, David Bowie... Sans oublier les documen
taires : ce soir sur Mr Brown, et la semaine dernière No Direction Home ! J'ai fait des bonds partout quand j'ai vu, sachant que je ne l'avais jamais vu et que je prévoyais de me l'acheter, Arte m'a fait économiser des euros. De plus, le film était précédé d'un western : Pat Garrett et Billy the Kid, dans lequel Bobby jouait ! Bon ok, il doit dire trois phrases sur l'heure et demie que dure le film, mais quand même.
Tant qu'on parle TV, on va enchainer sur les films, puisque tout le monde sait que les vacances sont idéales pour voir tous les films que l'on voulait se regarder depuis des lustres ! Donc pour ma part, j'ai vu Ed Wood, Rock Academy, La Belle et La Bête, Rox et Rouky (on ne rit pas !!!) et surtout Dead Man de Jim Jarmusch, avec Johnny Depp (et une petite apparation loufoque de Iggy Pop !), musique de Neil Young. Un régal.
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# En revanche, on était loin des bonds de joie quand j'ai déballé mon Rock&Folk ce mois-ci, mes premiers mots ont d'ailleurs été : "NON ! Ils n'ont pas fait CA ?!". Et bien si ! Les BB Brunes en couverture, vous ne rêvez pas. A l'aide, on avait déjà eu droit à Naast et Plastiscines, et puis finalement comme les BBB les ont enterré six pieds sous terre question ventes, on leur file la couv' pour se faire pardonner. Et ça devient pire quand on essaye de lire l'article, je cite : "on vient de les ajouter à la dernière minute à la Nef d'Angoulême pour être sûr de ramener du monde". Euuuh, pardon ? IGGY POP et ses STOOGES jouent dans ce festival, et on aurait besoin des BB Brunes pour ramener du monde ?! Mais de qui se fout-on ! Certes, la popularité et la notoriété grandissantes de ce groupe assurent la venue d'un certain type de public, et les Français ne sont pas connus pour avoir d'excellents goûts musicaux (comme le prouve le début de cette phrase) mais quand même, de là à avoir besoin de ces trois là pour amener du monde à la Nef, quand on connait sa programmation ! Elle délire la pauvre Busty là, faut pas pousser non plus.
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# Un mandat d'arrêt, un cambriolage et un album solo dans l'année pour Pete Doherty.
Le nouveau Strokes pas avant 2009 et on comprend pourquoi, tout le monde se barre dans tous les sens ! Fabrizio Moretti sortira un disque à l'automne (chez Rough Trade) avec les dénommés Little Joy. A ses côtés, sa copine Binki Shapiro et le guitariste Rodrigo Amarante, des Los Hermanos. Nikolai Fraiture quant à lui, est à la tête des Nickel Eye dont le premier album, The Time Of The Assassins, devrait paraître bientôt.
Projet solo en parallère des Yeah Yeah Yeahs pour Karen O également, nommé
Native Korean Rock & the Fishnets.
Sortie de deux albums de mix à ne pas manquer : Kitsuné Tabloid de Digitalism et Fabriclive 41 de Simian Mobile Disco.
James Ford reprendra les manettes du prochain Arctic Monkeys et a déclaré : "ils ont au moins un morceau dans leur stock qui me semble déjà absolument énorme. C'est beaucoup plus psychédélique que le premier album. Mais ils pourraient tout autant aussi inclure un peu de r'n'b, les garçons connaîssent leur truc."
Et Johnny Rotten est un vieux con raciste qui a agressé Kele Okereke, chanteur de Bloc Party, sur sa couleur de peau : "your problem is your black attitude". Le tout a déclenché une bagarre à laquelle se sont mêlés Yannis Philippakis (Foals) et Ricky Wilson (Kaiser Chiefs), histoire de prêté main forte à l'agressé.

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Janis Joplin, posant nue avec le Big Brother pour ce qui devait être à l'origine la pochette de Cheap Thrills, que j'écoute beaucoup en ce moment.

# Je découvre : Mystery Jets (terrible), Does It Offend You, Yeah ? (énorme), The Dodos (naze à la première écoute), N.E.R.D, The Rascals, le dernier CSS, Be Your Own Pet.
# J'écoute : Babyshambles, MGMT, Big Brother & the Holding Compagny, Midnight Juggernauts, Of Montreal, The Doors, le Velvet Underground.
# Je lis : Fêtes Sanglantes et Mauvais Goût de Lester Bangs, ainsi que le deuxième numéro de Volume.

Clip de My Drive Thru, plutôt plaisant, voire jouissif sur les plans Julianesques.

Radioclit feat Santogold & M.I.A - Get It Up . Be Your Own Pet - Adventure . Does It Offend You, Yeah ? - With A Heavy Heart (i regret to inform you) . Does It Offend You, Yeah ? - We Are Rockstars . Mystery Jets - Hideaway . Mystery Jets - MJ .

PS= il y a un an tout pile j'assistais à un des meilleurs concerts de ma (courte) vie : Albert Hammond Jr, Arctic Monkeys et Arcade Fire aux Arènes de Nîmes. Nostalgie.